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La littératie financière, c’est bon, mais ça nous prend aussi des revenus de retraite adéquats

La littératie financière, c’est bon, mais disposer d’un revenu stable, c’est mieux. Voilà le message que l’Association des syndicalistes à la retraite du Canada (ASRC) a livré au Groupe de travail sur la littératie financière du gouvernement fédéral en mai.

Robert McGarry, secrétaire de l’ASRC, et le président Pat Kerwin comparaissent devant le Groupe de travail sur la littératie financière.

Robert McGarry, secrétaire de l’ASRC, et le président Pat Kerwin comparaissent devant le Groupe de travail sur la littératie financière.

« De nombreuses gens font face à une dure réalité : ils s’endettent non pas par manque de connaissances financières, mais par manque de revenus, peut-on lire dans la présentation de l’ASRC. Pour bien des personnes, un seul chèque de paye les protège de graves problèmes financiers. Lorsqu’elles perdent leur emploi et apprennent qu’elles ne sont pas admissibles à des prestations d’a.-e. en raison des coupures, elles finissent inévitablement par devoir s’endetter. »

La principale recommandation formulée par l’ASRC est de bonifier les prestations versées par le Régime de pensions du Canada et le Régime des rentes du Québec afin que ces prestations assurent aux retraités l’équivalent de 50 % de leur revenu avant la retraite.

« Du point de vue d’un retraité, il s’agit aussi du meilleur moyen de protéger les régimes d’employeur, lit-on dans la présentation. À notre avis, le RPC doit être bonifié progressivement au cours d’une période de 7 à 10 ans et des rajustements correspondants doivent être apportés aux obligations des régimes privés auxquels cotisent employeurs et employés. Plutôt que de convertir les régimes à prestations déterminées en régimes à cotisations déterminées, le régime privé pourrait être renégocié pour assurer une rémunération supplémentaire aux prestations du RPC/RRQ. »

Mais l’ASRC recommande aussi que le gouvernement crée un site Web qui permettrait aux gens de calculer le coût de leurs dettes de crédit et de consommation ainsi que le montant de l’hypothèque dont ils ont les moyens de se payer. Des cours sur la littératie financière à l’école secondaire pourraient être utiles, mais les jeunes ne s’intéressent généralement pas à la planification de la retraite.

Dans sa présentation, l’ASRC souligne que les jeunes ne pensent pas à leur retraite, mais se concentrent plutôt sur la prochaine décennie de leur vie. Sur le plan financier, leurs priorités sont l’achat d’une voiture et de vêtements. Ils ne se soucient guère d’investir dans un fonds de retraite.

Lorsque les gens atteignent l’âge de 45 ans, c’est alors qu’ils commencent à se préoccuper de la planification de leur retraite. Cependant, comme il est précisé dans la présentation, un montant de 100 $ investi à l’âge de 25 ans rapportera beaucoup plus à la retraite que le même montant investi à l’âge de 45 ans.

L’ASRC a affirmé qu’elle continuerait de faire pression pour mieux former les travailleurs sur la planification de la retraite, à la fois dans les milieux de travail et par l’entremise des syndicats. Cliquez ici pour lire le texte intégral de la présentation de l’ASRC.

Lisez le texte intégral de la présentation de l’ASRC au groupe de travail

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