ASRC

Jim (du mouvement syndical) MacDonald

Quand Jim a grandi dans l’île du Cap-Breton, il y avait tellement de personnes qui avaient le même nom de famille qu’il était courant d’attribuer des surnoms pour distinguer les gens partageant nom et prénom. Le surnom de Jim était « Labour Jim » (Jim du mouvement syndical) et il l’a bien mérité.

Jim vivait son engagement syndical des points de vue non seulement du droit de se syndiquer mais encore de toutes les causes sociales qui l’accompagnaient tout naturellement à son avis. Jim a compté parmi les fondateurs du syndicat des travailleurs de garage de Sydney créé en 1938. Il est allé servir outre-mer en tant que mécanicien de l’Aviation pendant la Deuxième Guerre mondiale.

À son retour, il a fréquenté l’Université St. Francis Xavier, où il s’est  imprégné de la philosophie des coopératives. Il est entré au service du CTC en tant que représentant en 1951. En 1959, il est devenu le premier secrétaire exécutif du Comité national du travail du mouvement coopératif. À ce titre, il a aidé à fonder la Fédération de l’habitation coopérative du Canada, qui a créé des milliers de logements coopératifs au Canada. La coopérative d’habitation Jim MacDonald à Halifax en est un exemple.

En 1970, Jim a été nommé directeur du Service des programmes sociaux et communautaires du CTC. À ce titre, il a fait progresser le programme social du mouvement syndical dans des dossiers allant de l’environnement à la santé et sur biens d’autres plans. En 1979, il a organisé la Conférence SOS assurance-maladie tenue à Montréal, à laquelle tous les principaux intervenants ont participé, de Tommy Douglas à Emmett Hall, à David Crombie et à Monique Bégin. De cette conférence est née la Coalition canadienne de la santé, que Jim a aidé au cours de ses années de formation. Tommy Douglas a dit que la CCS serait l’organisation qui sauverait l’assurance-maladie publique. Pendant la deuxième Conférence SOS assurance-maladie, qui a eu lieu à Regina en 2007, la Coalition a décerné à Jim un certificat spécial en reconnaissance du rôle clé qu’il avait joué.

Jim faisait ce qu’il faisait non pas pour la gloire ou par intérêt personnel mais bien parce que c’était ce qu’il convenait de faire. Il s’est toujours efforcé d’encourager les jeunes militantes et militants au sein du mouvement syndical et des organisations sociales. Aucun enfant n’était trop jeune pour qu’il lui inculque les principes du mouvement syndical et du mouvement coopératif par la chanson et la gentillesse.

Son départ à la retraite n’a pas ralenti Jim. Il a dit qu’il ne savait pas quand il avait trouvé le temps de travailler. Outre la grande cause de l’assurance-maladie, il s’est occupé de bien d’ autres dossiers, participant notamment à Vétérans contre les armes nucléaires. Jim est mort à quatre-vingt-onze ans mais il vivra pour toujours dans la mémoire des personnes qui l’ont connu.

© 2013 l’Association des syndicalistes à la retraite du Canada A Unionweb site - based on WordPress - Admin