Les travailleuses et travailleurs migrants méritent les mêmes droits et possibilités que les autres

18 décembre 2025

Les syndicats du Canada marquent la Journée internationale des migrants en continuant à revendiquer des droits et des possibilités égaux pour les travailleuses et travailleurs migrants.

Les travailleuses et travailleurs migrants viennent au Canada dans l’espoir de s’assurer un avenir meilleur ainsi qu’à leurs familles. Ils contribuent à nos collectivités et à notre économie, payant des impôts sur le revenu et des loyers et achetant des biens et services, mais bon nombre d’entre eux sont privés d’accès aux droits et protections dont jouissent les autres travailleuses et travailleurs du Canada.

Outre la précarité à laquelle ils sont assujettis et les obstacles à la pleine participation et aux pleines possibilités auxquels ils se heurtent, les migrantes et migrants se font de plus en plus et inéquitablement blâmer pour des décennies de politiques inefficaces qui ont donné lieu à la crise du logement et à la crise de l’abordabilité en cours ainsi qu’à l’absence de bons emplois qui nuit à un si grand nombre de Canadiennes et Canadiens.

« Il n’y a tout simplement pas lieu d’attribuer aux travailleuses et travailleurs migrants nos systèmes de soins publics débordés, l’absence de logements abordables ou les pénuries d’emplois. Pourtant, ce sont eux qui paient le prix de l’incapacité des gouvernements de réprimer la cupidité des entreprises et d’investir dans les personnes et l’infrastructure. Plutôt que de perpétuer le blâme et la colère mal placés, nos gouvernements doivent investir ambitieusement dans le logement abordable et les services publics à financement approprié », dit Larry Rousseau, vice-président exécutif du Congrès du travail du Canada.

Outre le fait qu’on leur attribue l’échec de politiques publiques indépendantes de leur volonté, la plupart des migrantes et migrants ne peuvent même pas accéder aux droits et protections dont jouissent les autres travailleuses et travailleurs parce qu’ils n’ont pas le statut de résident permanent. Les personnes qui participent aux volets du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) du Canada font l’objet de permis de travail fermés qui les lient à leur employeur, et ne peuvent pas chercher des possibilités d’emploi plus équitables ou plus sécuritaires à cause de leur statut d’immigration.

« Ceux qui profitent le plus de ce système sont non pas les migrantes et migrants, mais bien les recruteurs, les trafiquants et les entreprises et employeurs peu scrupuleux qui se servent du programme comme d’une source constante de main-d’œuvre non libre occupant des emplois injustes », ajoute M. Rousseau.

Les volets du PTET ont pour effet d’emprisonner les travailleuses et travailleurs dans un système d’exploitation qui donne aux employeurs un contrôle total des emplois, des salaires et des conditions de travail, système que Tomoya Obokata, rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines d’esclavage, a qualifié à juste titre de « terreau propice aux formes contemporaines d’esclavage ».

Le CTC continue à inciter le gouvernement à mettre un terme à ces violations des droits syndicaux et de la personne et à agir sans tarder pour rectifier les politiques publiques qui favorisent les intérêts des employeurs plutôt que ceux des travailleuses et travailleurs. Le gouvernement doit remplacer les permis de travail liés à un employeur précis par des permis de travail ouverts, donner aux travailleuses et travailleurs à bas salaire des possibilités d’accéder à la résidence permanente et donner aux anciens travailleurs à bas salaire sans documents des voies d’accès à la résidence permanente, permettant ainsi aux travailleuses et travailleurs migrants d’accéder aux soutiens et aux protections au travail que méritent tous les travailleurs et travailleuses.

Passez à l’action dès maintenant :

Manifestez votre soutien à l’égard des travailleuses et travailleurs migrants des soins en participant à la campagne « Ensemble, prenons soin »!

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