La prospérité de notre communauté ne devrait pas nous coûter nos droits de la personne

10 décembre 2025

Bea Bruske, présidente du CTC, a publié la déclaration suivante à l’occasion de la Journée internationale des droits de la personne :

Les syndicats du Canada marquent la Journée internationale des droits de la personne en incitant le gouvernement fédéral à voir à ce que la prospérité économique du Canada ne soit pas assurée aux dépens des droits de la personne.

Les travailleuses et travailleurs du monde entier sont dans une situation précaire en raison des conflits mondiaux et des guerres commerciales en cours, de l’intelligence artificielle et des changements climatiques. Ces enjeux remanient les marchés du travail, présentent de nouveaux défis en matière d’équité et font empirer les problèmes d’équité actuels.

Ici au Canada, ce sont les travailleuses et travailleurs qui subissent le plus de pressions à cause de la réponse du gouvernement Carney à l’escalade de la guerre commerciale déclarée par Donald Trump. Bien que le gouvernement ait répondu rapidement aux exigences de Trump en accroissant les dépenses aux titres du contrôle à la frontière et de la défense militaire, les travailleuses et travailleurs et leurs familles continuent à subir les effets de la dégradation des services publics, de l’élargissement des iniquités et de la crise de l’abordabilité qui s’aggrave.

Le budget fédéral de 2025 prévoit certes d’importantes mesures pour soutenir les personnes travaillant dans des secteurs directement affectés par les droits de douane et la perturbation du commerce : c’est un progrès qui compte. Cependant, des millions de Canadiennes et Canadiens présentement en difficulté ont encore besoin d’une aide valable. Une approche vraiment axée sur les travailleuses et travailleurs allierait un soutien ayant trait au commerce à d’audacieux investissements dans l’infrastructure publique et sociale, des mesures améliorant l’abordabilité et des politiques renforçant la sécurité économique de tous.

Or, le budget ne prévoit pas d’investissement supplémentaire dans la mise en œuvre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme ou la continuation des importants travaux du Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme. Les syndicats du Canada incitent le gouvernement à assurer un financement soutenu de cette stratégie et de ce secrétariat et à réduire les répercussions du racisme systémique dont de nombreux travailleurs et travailleuses font l’objet.

Dans leur plateforme électorale, les libéraux ont promis de réviser les politiques et les programmes du gouvernement Carney dans une optique intersectionnelle afin de comprendre les incidences qu’ils peuvent avoir sur les Canadiennes et Canadiens dans toute leur diversité, mais aucune mesure n’a été prise à cette fin.

À preuve, le dépôt de projets de loi rétrogrades, tels que les projets de loi C-2 et C-12, qui menacent grandement les libertés individuelles, les droits des personnes migrantes et réfugiées et la protection de la vie privée de tous les membres de la population canadienne. Ces projets de loi sont inquiétants parce qu’ils sont déposés à un moment où le Canada s’efforce d’établir et d’approfondir des relations commerciales avec plusieurs gouvernements pour lesquels l’égalité des genres n’est assurément pas une priorité et qui ont de mauvais antécédents en matière de respect des droits de la personne et des droits syndicaux. Le Canada doit négocier de forts chapitres sur le travail à incorporer à tous les accords commerciaux afin d’assurer des conditions de travail équitables, de mettre en application les normes du travail, de protéger la liberté d’association des travailleuses et travailleurs et de prévenir le travail forcé à mesure que le Canada s’efforce de diversifier ses relations commerciales.

Puisque nous vivons à une époque d’incertitude mondiale où les travailleurs et travailleuses et leurs familles subissent de vraies pressions et les effets d’un changement rapide, le Canada a besoin d’un gouvernement qui renforce nos fondations.

Pour agir de manière responsable, le gouvernement doit s’appliquer principalement à bâtir un Canada plus fort et plus résilient en protégeant les règles établies, favorisant les progrès économiques et sociaux et s’assurant que toute personne puisse vivre et travailler dans la dignité. Cela exige de tenir tête aux intervenants dont les propositions sont défavorables, de renforcer les systèmes qui maintiennent la stabilité de notre économie et d’investir dans les personnes qui tiennent aller ce pays.

L’ACEUM doit avant tout servir les travailleurs — pas d’accord commercial au détriment des emplois, de l’industrie ou des services publics

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